Épisode 3



Dans le droit fil de la démarche entreprise, rendez-vous est donné aujourd’hui à deux protagonistes. La photographe pressentie et le deuxième modèle féminin vont découvrir l’objet de cette rencontre filmée.
Hélène  SAUTEREAU est pressentie pour prendre les clichés qui seront fixés sur le calendrier des fauchées. Elle est surprise par la proposition. Attention ! Elle n’est pas pauvre et s’en défend. Sa démarche est purement artistique et son intérêt est porté par l’occasion qui lui est donnée de capter des corps dénudés sur la pellicule, une première pour elle. Le voile est donc jeté et Hélène se lance dans l’aventure. Elle est photographe amateur et a, entre autre, exposé au théâtre de Narbonne une série de cent portraits dont les modèles couvraient les 0-99 ans.

Marianne  SIRE, quant à elle, est  professeure de yoga, a du mal à en vivre et à faire vivre une discipline basée sur le temps suspendu alors même que nous vivons dans un monde accéléré par la dépréciation monétaire. Elle réfléchit aux dérives voyeuristes qui pourraient contaminer la démarche mais fini par accepter de se « mettre à nu » et nous dévoile son projet. Elle aimerait pouvoir développer la pratique du yoga tout en survenant à ses besoins élémentaires, alimentaires. Tout comme sa discipline, « le calendrier des fauchées » est l’occasion pour elle de travailler le détachement qu’elle exprime par l’expérience de « se détacher de son corps » tout en se détachant « du regard de l’autre sur soi ». Canon de la beauté ne rythmant pas forcément avec esthétique, Marianne accepte l’aventure de l’exposition authentique du soi.
José PALAZON.

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